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Les artistes de l'exposition clac clac !
La fabrique, niveau -1



Olivier Douzou

Auteur et illustrateur, Olivier Douzou, qui a participé et mis en scène l'exposition autour du jeu et du jouet : Play>, présenté au salon en 2007, récidive cette année, en tant que scénographe pour coordonner une nouvelle exposition géante « clac clac » consacrées aux « Peurs et frissons ».

Son univers
Olivier Douzou aime s'amuser avec les mots et les rythmes. Dans ses albums, poésie et humour, sonorités et déformations se jouent tout autant du côté du texte que des images. Pour imaginer ses histoires, Il aime bien partir des petits détails de la vie. Mêlant multiples techniques comme la sculpture, le collage, le dessin, l'aquarelle, les photographies de personnages modelés, mais aussi objets de récupération, cartes routières, schémas jusqu'à l'utilisation de l'ordinateur, sa palette de création est très large, du minimalisme aux aplats colorés, son œuvre est traversée par un trait commun : la sensibilité.

Son parcours
Né en 1963 à Rodez, Olivier Douzou a appris à lire avec "le voyage de Macoco", appris le dessin en dessinant, aimé les livres avec Tintin. Il a fait des études d'architecte avec un crayon gris, pour finir en 87 Diplômé par le Ministère de l'urbanisme et des transports. En 1992, alors qu'il est directeur artistique d'une agence de "Design"parisienne, il est devenu auteur pour avoir écrit un livre à sa fille de 3 ans. Les Éditions du Rouergue l'invitent alors à créer une collection d'albums. Au 21e siècle : il remonte à Paris pour co-fonder "l'ampoule". Et aujourd'hui ? il se prosterne devant cette table qui se plie, s'incline, qui accepte avec des angles imprévisibles le té et la gouache, les rebonds. Et en marge, il aime toujours le livre pour l'espace qui y est donné. Libre. Il est l'auteur et l'illustrateur d'une cinquantaine d'ouvrages notamment On ne copie pas, illustré par Frédérique Bertrand, publié aux éditions du Rouergue, qui reçoit, en 1999, le Prix Bologna Ragazzi et Le Nez, publié aux éditions MeMo, lauréat du « Boabab de l'album 2006 » (prix du Salon du livre et de la presse jeunesse, du journal le Monde et du Syndicat de la Librairie Française).
En 2007, il met en scène l'exposition présentée au Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis, et publie un ouvrage du même nom « Play » sur l'univers du jeu et des jouets.


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Beatrice Alemagna


Son approche de l'exposition clac clac
« Ça m'intéresse de voir comment les gens expriment leurs peurs et leurs angoisses »

«Au début, j'étais dans la panique, il fallait réfléchir à une nouvelle manière de travailler, en 3D, ce qui est nouveau pour moi, avec un thème que je n'avais jamais exploré. J'ai interrogé les gens autour de moi sur leurs cauchemars, ça a constitué un premier déclic. J'ai recueilli leurs impressions et j'ai dressé une liste des thèmes qui me touchaient: l'abandon, la solitude, le dégoût, la perte d'identité, la disparition, la chute dans le vide... J'ai alors commencé à faire des croquis, à penser à des objets pour montrer mon univers d'une autre façon que par le dessin. Mais il manquait une cohérence, alors j'ai eu un deuxième déclic avec l'idée de faire figurer dans chaque scène le même personnage. Ce clin d'oeil à mon travail - où l'identité est un thème récurrent - m'a permis de me sentir plus à l'aise. Les vitrines que je réalise, avec des décors plus ou moins importants selon les sensations et les images, prendront place dans des troncs sectionnés. On sera dans l'introspectif, dans l'intime, dans la subtilité. Sur la forme, j'ai envie qu'à chaque atmosphère corresponde une technique graphique. C'est aussi un rappel à mon travail.»



Son univers
Auteur et illustratrice, Beatrice Alemagna aime expérimenter toutes les techniques. Du collage, qui lui permet de placer et bouger les sujets jusqu'à totale satisfaction, à l'utilisation de feutres, encre de Chine, pastels, peinture, craies grasses, stylos... ses albums proposent chaque fois une aventure graphique nouvelle. Posant sur le monde un regard humoristique, parfois acerbe, souvent tendre et étonné, les questions d'identité, de disparition, de relation aux autres, demeurent toujours au cœur de sa démarche. Avec des mots et des images sensibles, elle entraîne le lecteur vers l'inconnu, le mystère pour l'aider à dépasser ses peurs et s'ouvrir à autrui.

Son parcours
Née à Bologne (Italie) en 1973, Beatrice Alemagna poursuit des études de graphisme à Urbino. Beatrice Alemagna remporte en 1996 le premier prix du concours Figures Futur et s'installe en France l'année suivante. Depuis une quinzaine d'albums sont publiés en tant qu'auteur-illustratrice. Elle travaille également sur les textes d'Apollinaire, Queneau, Huxley, Buten, Tchékhov, Rodari. Depuis dix ans, elle réalise les affiches pour L'Écran des enfants à Beaubourg. Ses travaux ont été exposés dans de nombreuses villes en France et à l'étranger.

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David B.


Son approche de l'exposition clac clac
« J'aime bien les squelettes, je trouve ça très esthétique »

« C'est un thème qui me convient bien car le corps humain, mort, c'est quelque chose que j'aime dessiner. Le squelette, c'est intéressant à travailler, parce que c'est proche du signe, du symbole, ça a le pouvoir de résumer un personnage. On peut jouer avec, plus facilement qu'avec des formes vivantes, on peut le faire bouger, lui mettre des yeux, un nez... Lui donner quelques-uns des attributs d'un être vivant, mais pas tous. On peut l'utiliser pour faire une caricature ou une parodie d'un être humain. Ce que j'ai prévu pour l'exposition, ce n'est pas de proposer un lieu avec des cadavres, mais un cadavre qui devient un lieu. Mon espace sera mon sujet: un corps humain, en volume, couché sur le sol, constitué de quatre armoires à ouvrir. À l'intérieur, on découvrira le monde de la mort, des cadavres, de la décomposition. En ouvrant des placards, on découvrira une histoire... des placards numérotés comme pour indiquer un cheminement dans l'histoire. On pourra inspecter le cadavre comme un médecin légiste, pour essayer de savoir de quoi il est mort, ce qui lui est arrivé. »


Son univers
Dessinateur et scénariste, David B pourrait aussi être qualifié de « bio-graphe ». Utilisant ses propres rêves, cauchemars et souvenirs comme matières premières de ses bandes dessinées, il parvient, par l'interaction entre la simplicité des traits, la fluidité du graphisme, les ruptures de perspective et des images imbriquées, à recréer les sensations oppressantes de l'enfance sur lesquelles on ne sait pas mettre de nom. Et si dans ses albums, la mort est toujours très présente, ce n'est pas seulement pour exorciser ses démons intérieurs, mais aussi pour confronter sa propre expérience au quotidien, à l'Histoire, et rendre compte du Monde et de ses folies.

Son parcours
Après avoir étudié à l'école supérieure des arts appliqués Duperré à Paris, David B commence en 1985 à travailler dans le domaine de la bande dessinée. Scénariste et dessinateur, il participe, en 1990, à la fondation de L'Association, éditeur indépendant français de bandes dessinées. L'Ascension du Haut-Mal, série autobiographique achevée en 2003, est considérée comme l'un des plus grands chefs-d'œuvre de la bande dessinée moderne, dont le 6e volume reçoit, cette même année, le Prix International de la Ville de Genève. Seul ou avec d'autres auteurs tels que Joann Sfar, Christophe Blain ou Emmanuel Guibert, il est l'auteur d'une œuvre considérable qui compte une soixantaine de publications, d'albums personnels ou collectifs.

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Stéphane Blanquet


Son approche de l'exposition clac clac
« Autour de la peur, beaucoup de scénarios sont possibles, c'est ce qui est passionnant »

« J'aime bien travailler sur les univers qui se perturbent et comme on m'a demandé de travailler sur le thème du jouet et du cauchemar, j'ai choisi de mettre en scène les jouets que les enfants, une fois couchés, fantasment avec la peur. C'est un sujet qui parle à tout le monde! Il y aura un premier décor de chambre, un peu comme un stéréotype, assez simple et gentil, avec des jouets dans un coffre, un lit... le tout assez discret. Puis le lit tournera, avec le mur, emmenant les enfants dans une seconde chambre complètement imaginaire et fantasmée, où les objets prendront une autre ampleur: c'est par exemple le papier peint qui aura une autre dimension dans la pièce, ou encore la fenêtre qui se transformera dans la seconde pièce en un écran géant... Le thème de la peur et des cauchemars m'intéresse beaucoup avec, en plus, ici, une dimension interactive: je suis curieux de voir comment les enfants vont réagir face au contraste entre les deux chambres. »


Son univers
Considéré aujourd'hui comme l'un des fers de lance de la nouvelle BD, l'univers de Stéphane Blanquet, foisonnant, dérangeant et provocateur, ne laisse personne indifférent et déborde largement du cadre de ses ouvrages. Enfant illégitime de Crumb, Topor, Jérôme Bosch et du surréalisme, il a derrière lui un long parcours dans l'univers des graphzines, de la presse et de l'édition internationale. Ses dessins et peintures figurent notamment au sommaire d'American Illustration et de la prestigieuse revue Blab au coté de ceux de Gary Baseman, Mark Ryden, Jonathan Rosen et des Clayton Brothers avec qui il expose régulièrement outre-atlantique. Indépendamment de sa production graphique publiée par divers éditeurs indépendants (Cornélius, Alain Beaulet, L'Association, Tabasco Carrasco, Parol-Sha...), Stéphane Blanquet affectionne les objets étranges et a souvent réalisé des œuvres en volumes comme ses « Boîtes-théâtre », « Pâtes à sel-tableaux », et plus récemment des « Poupées monstres à deux faces ».

Son parcours
Stéphane Blanquet est né le 15 mai 1973 à Conflans-Sainte-Honorine. Il démarre très jeune au sein du fanzine Atomik. À 16 ans, il fonde sa propre maison d'édition Chacal Puant et publie quelques pointures de la BD alternative tels que Matt Konture ou Blex Placid. En 1996, la publication de Monstrueuse regroupant plusieurs jeunes auteurs est récompensée par l'Alph'art du meilleur fanzine. Outre son activité de dessinateur, Blanquet est également illustrateur pour Libération, les Inrockuptibles ou Nova mag. Parallèlement à ses réalisations personnelles, Stéphane Blanquet dirige avec Olive les éditions "United Dead Artists".

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Henri Galeron


Son approche de l'exposition clac clac
« Le croquis, c'est la recherche, c'est le jaillissement »

«J'ai choisi mes dessins en fonction des peurs et des frissons qu'ils pouvaient susciter... il ne s'agit pas que de monstres, ce sont aussi les peurs de la forêt, des formes, des animaux. J'ai recherché dans mes carnets des croquis, des crayonnés qui remontent aux années 1975-1976. Ce sont des idées jetées sur le carnet, ça montre la partie, selon moi, la plus intéressante du travail d'illustrateur: la recherche. Tandis que la réalisation est longue, fastidieuse, lente, le moment où on recherche l'idée, à partir d'un texte, est très riche. C'est l'étape la plus passionnante! Personnellement, j'aime aller dans plusieurs directions, m'égarer, puis concentrer plusieurs pistes... Je suis content de dévoiler cette étape-là de mon travail que je n'ai pas souvent l'occasion de montrer. Quant au thème, la peur, ce n'est pas un thème que j'ai spécialement travaillé par choix, dans ma carrière, mais plus par le fruit du hasard, au gré des différentes commandes. Je préfère aller vers l'illustration de l'absurde, du monde à l'envers, du non-sens... Ce qui m'intéresse surtout c'est de montrer les différentes lectures qu'on peut faire d'une même scène.»


Son univers
Dans le monde paradoxal d'Henri Galeron, la précision du trait et la minutie du dessin viennent souvent renforcer l'étrangeté de ses images. Le Kidnapping de la Cafetière, son premier album édité chez Harlin Quist en 1974, fait révolution dans le monde de l'édition Jeunesse. S'en suivra une œuvre multiple constituée d'affiches, d'albums, de recueils de poèmes, de couvertures de livres, magazines ou CD, de séries de timbres-poste...
En parallèle, il mène de nombreux projets éditoriaux avec les éditions Grasset, Bayard, Hachette, Hatier, Møtus, Actes Sud, Le Seuil, Gallimard et Panama. Mettant en image de nombreux documentaires, Henri Galeron s'est également fait connaître pour ses interprétations jubilatoires et décalées, presque surréalistes, de textes littéraires oniriques ou inattendus comme ceux de Le Clézio, Roald Dahl, Kafka, Prévert ou Lewis Carroll offrant un souffle nouveau à ces grands classiques.

Son parcours
Henri Galeron est né en 1939 à Saint-Étienne-du-Grès dans les Bouches-du-Rhône. Il suit des cours à l'École des Beaux-Arts de Marseille où il est diplômé en 1961. Il entre aux éditions Nathan en 1967 et assume la direction artistique des jeux éducatifs de 1972 à 1974. Il devient ensuite illustrateur indépendant. Henri Galeron a reçu le Prix Honoré en 1985 ; à cette occasion, les éditions Gallimard lui ont consacré une monographie.

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Michel Galvin


Son approche de l'exposition clac clac
« L'épouvante prend place dans un lieu d'où on ne peut pas s'échapper »

«L'angoisse, c'est ce qui précède la peur, et c'est souvent le symptôme d'un isolement. Car l'isolement fait qu'on n'arrive pas à relativiser l'événement, il nous manque des points de repères. Pour créer cette impression, je prépare des espaces clos qui appellent à l'isolement du spectateur. On passera la tête, comme une naissance à l'envers, pour aller à la rencontre d'un espace sous tension. À l'intérieur, il y aura des saynètes, des bandes-son, des bruits de la vie quotidienne qui tournent en boucle... ça n'aura ni queue, ni tête! L'ensemble renforcera ce côté clos, l'impression d'enfermement dont on ne peut pas s'échapper. Ces petits modules formeront comme des petites stations d'angoisse dans lesquelles on est dépaysé, en quête de repères. Ça ne racontera pas une histoire, on ouvrira simplement des portes sur des espaces où il se passe quelque chose d'intrigant. Qui ne laisse pas tranquille. Une action incompréhensible participe au sentiment d'angoisse. Raconter une histoire n'est pas pour moi une priorité, je ne tiens pas à ce qu'il y ait un début, un milieu, une fin. Je veux que ça reste comme un goût.»


Son univers
Après la bande dessinée, la scénographie et le dessin de presse, Michel Galvin a trouvé dans l'illustration de livres pour enfants, un espace pour exprimer ses questionnements existentiels. Dans ses images, pas de détails inutiles. La mise en page réfléchie, la sobriété graphique, l'utilisation de couleurs mates et ses dessins en noir et blanc donnent souvent à Son univers un caractère étrange, parce qu'au-delà des images ce sont d'autres formes qui semblent apparaître. Des formes étonnantes et en mouvement, entre « rêver » et « voir », desquels émanent des sensations parfois abstraites, mais toujours poétiques pour rendre visible l'imaginaire. Des images qui disent souvent ce que les mots ne peuvent exprimer.

Son parcours
Né en 1959 à Montreuil, Michel Galvin vit et travaille à Paris. Après une brève incursion aux Beaux-Arts, il consacre son temps au dessin et à la peinture, travaille pour la presse (Libération, le Monde, L'Équipe Magazine, Elle, les Echos, Télérama...) et pour l'édition jeunesse. Michel Galvin réalise également des couvertures de livres pour l'édition, et se consacre à la peinture de toiles de grandes dimensions.

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Joëlle Jolivet
« Personne n'a vraiment peur de se faire manger, c'est la peur de la mort »
«Instinctivement, j'ai plus envie de dessiner des choses belles que des choses horribles, mais en même temps, la dévoration est un thème qui m'intéresse car il évoque la peur de la mort, de l'engloutissement. Mon projet est de faire rentrer les visiteurs dans l'estomac de l'ogre. Je ne veux pas prendre les gens en otage, mais créer une certaine angoisse, dans une espèce de poche, un espace ni fermé, ni ouvert. Comme dans tous les contes de fées, on rentre et on ressort. On échappe à l'estomac de l'ogre, on ne se fait pas digérer. À l'intérieur, on retrouvera tous ceux qui se sont faits dévorer dans les contes et dans les mythes: les petits cochons, le petit chaperon rouge, la grand-mère, Jonas, Geppetto, Pinocchio, la chèvre de Monsieur Seguin... Dedans, ce sera rouge, avec des couleurs chaudes, un peu oppressantes. Il faut qu'on ait un peu trop chaud. Comme si à un moment on pouvait se sentir bien, dans une situation proche de l'état foetal, puis plus du tout bien. »

Son univers
Que les larges contours noirs capturent le blanc ou encerclent les couleurs chatoyantes, les secrets du travail de Joëlle Jolivet sont là : un alliage subtil de rigidité et de souplesse, auquel s'ajoute toujours une touche d'humour. C'est avec sensibilité et justesse que chaque image est une réinvention du monde, qu'il s'agisse des grandes planches encyclopédiques de Costumes ou des positifs-négatifs de Vues d'ici (Naïve éditions), elle bouscule les catégories en livrant sa vision du costume à travers les lieux et les époques, définit de nouvelles distances en nous, encourageant à parcourir le monde de façon étonnante. Chacun de ses albums est un lieu de remise en question, une invitation à regarder ailleurs et autrement le monde qui nous entoure.

Son parcours
Née en 1965, Joëlle Jolivet a toujours dessiné puis peint et gravé. Après des études de graphisme aux Arts Appliqués de Paris, elle s'intéresse à la lithographie, ce qui l'a mené à la gravure sur linoléum, son principal moyen d'expression aujourd'hui. Elle a publié de nombreux albums, illustré des couvertures de romans et travaille régulièrement pour la presse et la publicité.

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