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" Quand il bricolait avec son petit-fils, son grand-père, relieur de son métier, essuyait ses mains pleines de colle dans ses cheveux. Et quand ils étaient complètement raides de colle, son petit-fils le revoit se débarrasser de mèches entières d'un simple coup de ciseau. Le père, technicien dans l'industrie textile, entreprenait avec son fils d'interminables randonnées à bicyclette. Un jour, alors qu'ils reprennent haleine sous un arbre, il lui avoue : " En fait, j'aurais bien aimé devenir vagabond, mais les choses sont bien comme elles sont. " Son premier dessin digne d'être mentionné, Wolf Erlbruch le produit à peine âgé de deux ans et demi : une feuille remplie de paires de lunettes, en respectant la perspective, cela va de soi. Mais à quatorze ans, il ressent l'appel d'une irrésistible vocation : il veut devenir bûcheron au Canada. Cette période culmine par une expédition matinale dont la victime est un grand sapin. " Extrait de l'article de Brigitte Jakobeit, " Alles Starke Typen ", Zeit-Magazin, 23 décembre 1994. Traduction : Françoise Toraille (...)
Erst dann haben die wichtigen Stationen des Wolf Erlbruch einen neuen
Mitwisser : Der Großvater, ein Buchbinder, wischt sich beim Basteln
mit dem Enkel immer den Leim am Kopf ab. Wenn sich kein Haar mehr krümmt,
entfernt er Ð unvergeBlich Ð ganze Büschel mit der Schere. Der Vater,
ein Textiltechniker, unternimmt ausgiebige Fahrradtouren mit dem Sohn.
Uns einmal, während einer Vershnaufpause unter einen Baum, gesteht
er ihm : " Eigentlich wäre ich gern ein Landstreicher geworden, aber
so ist es auch gut " (...) Die erste umwerfende Zeichnung legt Wolf Erlbruch
schon als Zweieinhalbjähriger hin: ein Blatt voller Brillen. Perspektivisch,
versteht sich. Mit vierzehn allerdings befällt den Jungen der brennende
Wunsch, Holzfäller zu werden und nach Kanada auszuwandern. Diese
Holzfällerphase (...), gipfelt in einem morgendlichen Waldausflug,
dem eine hohe Tanne zum Opfer fällt. (...)
Brigitte Jakobeit, |
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